Overblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

vitrine des dispositifs médico sociaux de l'Externat Médico Pédagogique de Voisinlieu (EMP voisinlieu) et du service de soutien spécialisé à l'intégration (SSSI).

Publicité

Une ergothérapeute en établissement spécialisé.

  

 

 

Réunion thématique du 28 novembre 2011.

Une ergothérapeute à l’EMP de Voisinlieu.

 

 ergo.jpg

 

 

Mme Lemoine intervient à l’EMP le lundi matin et le mardi après midi pour des bilans, des suivis et un atelier auprès des jeunes de l’établissement. Elle intervient comme libéral au sein de l’établissement, venant renforcer l’équipe technique de l’EMP. Son poste n’est pas budgété et est financé par la ligne « activités thérapeutiques ».

 

Ses objectifs sont de développer l’autonomie des jeunes. L’ergothérapeute différencie ce qui relève de l’indépendance (savoir faire) de l’autonomie (savoir gérer). On peut ainsi être autonome et dépendant (je sais écrire sur un clavier mais pas avec un stylo) ou indépendant et non autonome (je sais cuisiner mais laisse bruler mes plats par défaut de surveillance de la cuisson).

 

 

Différence entre l’ergothérapie et d’autres professions.

L’ergothérapie se différencie de la psychomotricité par un appui permanent sur une activité du quotidien, elle réalise des transferts, des pontages entre les acquisitions faites en rééducation ou en apprentissage et le contexte du quotidien.

L’ergothérapie se rapproche parfois des missions de l’assistante sociale en donnant des informations sur les droits, parfois de l’orthophonie mais en aidant l’orthophoniste à apporter l’outil idoine à une problématique particulière.

En ce sens, l’ergothérapeute est plutôt un ré adaptateur qu’un rééducateur

L’ergothérapeute peut intervenir très précocement dès l’annonce du handicap. Localement, cela arrive rarement par manque de postes dans les structures de soins précoces.

 

 

 

Au sein de l’EMP, l’ergothérapeute intervient de différentes manières :

Elle peut amener à l’éducateur ou à l’enseignant la décomposition de l’activité. L’objectif est de trouver ce qui gène l’émergence de la compétence et de contourner la difficulté. Par exemple, dans un trouble neuro visuel, il faut contourner l’obstacle du support visuel. Sur un plan pédagogique, cette approche permet une validation réelle des connaissances et non à une validation de la capacité du jeune à s’adapter au contexte de l’évaluation.

Différentes stratégies de compensation sont à rechercher, chaque situation d’enfant est unique et demande la formulation de stratégies particulières.

Dans la déficience intellectuelle, la compensation est moins évidente que dans les déficits sensoriels ou moteurs. La priorité va être donnée à des techniques utilisant du « conditionnement » : Ritualisation du quotidien, répétition des phases permettant l’usage d’un outil. Ce qui est recherché est la possibilité de gérer des outils (ex l’ordinateur) en connaissant les différentes étapes de son usage.

 

Un atelier en collaboration avec une enseignante de l’EMP est développé depuis le début de l’année et concerne 4 jeunes. Il permet des manipulations et des apprentissages en lien avec différents contextes du quotidien. L’outil informatique est utilisé prioritairement. Cet atelier a permis, par exemple, de mettre en évidence l’inadéquation entre l’usage de casques audio et la pathologie autistique. Les enfants étant très perturbés par cet outil. Il a fallu réinstaller des hauts parleurs classiques en salle informatique.

 

L’ordinateur est un outil privilégié. Il permet de capter l’attention du jeune, de stimuler son appétence aux apprentissages, de proposer des supports originaux. Il peut également compenser des difficultés de graphie. Le geste d’écriture est un geste complexe dont l’exécution peut être perturbée par des troubles de l’attention ou des troubles neuro visuels. L’usage du clavier permet une première compensation en simplifiant le geste graphique. L’usage de l’ordinateur demande cependant un accompagnement. Il faut avant tout le voir comme un outil complémentaire d’une action pédagogique. Le principe est d’établir une relation à trois, le pédagogue ou le thérapeute, le jeune et l’ordinateur. Cela évite également des relations duelles pas forcement faciles à gérer pour, par exemple, un enfant autiste.

 

 

                                                                                                                                                                            Le Directeur,

 

 

                                                                                                                                                                            F. LAGNEAU

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article